Skip to main content
Insight

After COVID-19: Are Europe's fragile businesses at risk of foreign takeovers?

With many of Europe's industries weakened by the economic impacts of the coronavirus lockdown, Fieldfisher Brussels partner Laurent Ruessmann considers whether national and EU laws are sufficient to protect strategically important companies from being snapped up by overseas buyers.

  Where does the main threat of takeovers of European companies come from?
 
China is clearly distinguished from other countries. India, Russia and Brazil do not have the capital at their disposal to make significant acquisitions in Europe.
 
US investors may decide to invest at a good price in European companies, but it would probably be for traditional acquisitions, via private capital and the accumulation of shares, that would have to be announced on Stock Exchanges.
 
With China, it is a question of taking advantage of this situation to acquire assets useful for its global strategy.
 
The main targets are raw materials producers, high-tech companies, cutting-edge and future sectors such as electric vehicles and renewable energy.
 
Raw materials allow for control of the industrial value chain, and some are essential in strategic sectors such as silica for the manufacture of solar panels, or fibreglass for wind turbines.
 
In recent years, China has bought mines and production units abroad, and entered joint ventures to develop technologies in these strategic areas.
 
 
How should Europe respond? Should it encourage public participation in companies and strengthen European legislation, as Margrethe Vestager (European Commissioner responsible for the EU's "A Europe Fit for the Digital Age" strategy) suggests?
 
It is one thing to buy back shares from a shareholder, it is another to put money into the business. Both are necessary.
 
Clearly, there are gaps in European legislation; the practice of screening of foreign investment, which has been around for the past year, is a start, but a weak one. If the EU wants to be effective, it should follow the lead of US legislation, which involves a robust central filtering system.
 
The largest EU Member States, such as Germany, France and Italy, have their own legislation, but even they realise this needs to be further strengthened.
 
For the rest, there is much less or even nothing. It remains to be seen what the European Commission proposes in this regard, and what the European Council's reactions are.
 
In times of crisis, when weaknesses are more apparent, something strong is needed at the European level.
 
 
A common European front?
 
This COVID-19 crisis highlights the need for a stronger European unit capable of acting against unfair competition, but the EU's weakness is its lack of unity in this area.
 
It is hoped with each crisis that the EU will be more united in its response. Sometimes it works, sometimes not.
 
With the current crisis, so far, we have not seen much unity between EU countries, and China will continue to approach each country bilaterally to prevent effective action by the EU when it comes to blocking potentially sensitive acquisitions.

For more information on investing in European companies, download our guide to M&A in Europe and China.


D’où vient la menace de rachats d’entreprises européennes? De Chine uniquement?

La Chine se distingue clairement des autres pays. L’Inde, la Russie ou le Brésil n’ont pas les capitaux dont elle dispose.

On pourrait imaginer que des investisseurs basés aux États-Unis investissent à bon prix dans des entreprises européennes mais ce serait plutôt des acquisitions traditionnelles, via des capitaux privés et l’accumulation des parts serait annoncée en Bourse.

Avec la Chine, c’est une question de profiter de cette situation pour acquérir des actifs utiles à sa stratégie globale. Les cibles principales sont les matières premières, les entreprises de haute technologie, les secteurs de pointe et d’avenir comme les véhicules électriques, l’énergie renouvelable.

Les matières premières permettent d’avoir une mainmise sur la chaîne de valeur industrielle et certaines sont essentielles dans des secteurs stratégiques comme le silice pour la fabrication des panneaux solaires ou la fibre de verre pour les éoliennes.

Ces dernières années, la Chine achète à l’étranger des mines, des unités de production ; elle fait des joint-ventures pour développer des technologies dans ces domaines stratégiques.
 
Que doit faire l’Europe pour empêcher cela? Encourager les participations publiques et renforcer la législation européenne, comme le suggère la commissaire Vestager?

C’est une chose de racheter des actions à un actionnaire, c’en est une autre de mettre de l’argent dans l’entreprise. Les deux sont nécessaires.

Il y a clairement des lacunes dans la législation européenne et ce qui existe depuis l’année dernière concernant le filtrage des investissements étrangers est un début et un faible début.

Si on veut être efficace, il faut aller dans le sens de la législation américaine, où il y a un vrai régime de filtrage au niveau central.

Les plus importants États membres, comme l’Allemagne, la France et l’Italie, ont leur propre législation en ce sens mais même eux se rendent compte qu'il faut encore la renforcer.

Pour le reste, il y a beaucoup moins voire encore rien. On verra ce que donnent les propositions de la Commission et quelles seront les réactions du Conseil.

En temps de crise, à un moment où les faiblesses sont plus apparentes, il faut quelque chose de fort au niveau européen, faute de quoi la situation va se dégrader.
 
La clé, c’est donc un front commun européen?

Cette crise souligne le besoin d’une unité européenne plus forte et apte à agir vis-à-vis de la concurrence déloyale mais le problème de l’Europe, son point faible depuis des années, c’est son manque d’unité. On espère à chaque crise qu’on sera plus uni dans la réponse à donner.

Parfois ça marche, parfois pas. Avec la crise actuelle, jusqu’à présent, on n’a pas vu une grande unité, c’est le moins que l’on puisse dire.

Et la Chine va continuer à faire ce qu’elle fait: diviser l’UE en approchant chaque pays de manière bilatérale pour empêcher les actions efficaces de l'Union à son égard et gagner au maximum de l'ouverture de l'Europe.
 
 

Sign up to our email digest

Click to subscribe or manage your email preferences.

SUBSCRIBE