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Publication

Clarification des sanctions civiles applicable en cas de défaut ou d'erreur du taux effectif global

23/07/2019
Clarifications on civil penalties applicable in the absence of the all-in effective rate or if it is erroneous

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Une ordonnance No. 2019-740 en date du 17 juillet 2019 (l'"Ordonnance") est venue préciser les sanctions civiles applicables en cas de défaut ou d'erreur du taux effectif global ("TEG"). L'Ordonnance est prise sur le fondement de l'habilitation conférée au Gouvernement par la loi No. 2018-727 du 10 août 2018 (la "Loi d'Habilitation") visant à modifier les dispositions du Code de la consommation et du Code monétaire et financier relatives au TEG.

Si, jusqu'à présent le défaut de TEG ou la mention d'un TEG erroné était sanctionné par la déchéance totale du droit aux intérêts pour le prêteur, ou, selon le cas, par la substitution du taux d'intérêt légal au taux conventionnel, désormais, le défaut de TEG ou la mention d'un TEG erroné est sanctionné la déchéance du droit aux intérêts dans une proportion fixée par le juge, notamment au regard du préjudice subi par l'emprunteur.

Le juge dispose donc d'un pouvoir d'appréciation souverain plus large et devra notamment prendre en compte si un préjudice a été subi par l'emprunteur du fait d'un TEG absent ou erroné. Il devrait normalement s'ensuivre que la mention d'un TEG plus élevé que le TEG exact, dans la mesure où cette erreur ne porte pas préjudice à l'emprunteur (cette mention devant lui permettre de comparer différents propositions de crédit), ne devrait pas donner lieu à sanction. Toutefois, l'Ordonnance sous-entend, par l'utilisation du terme "notamment", que d'autres critères que le préjudice de l'Emprunteur pourraient le cas échéant être pris en considération par le juge. Il faudra donc étudier avec soin la jurisprudence à venir sur le sujet.

Les dispositions de l'Ordonnance visent tout aussi bien les prêts consentis à des consommateurs qu'à des professionnels ou à des personnes morales. Le gouvernement n'a semble-t-il donc pas retenu la faculté de supprimer totalement la mention obligatoire du TEG pour les contrats de crédit à taux variable consentis à des entreprises, initialement proposée par l'article 55 de la loi d'Habilitation, et se limite à une simple proposition de clarification et de modération des sanctions civiles applicables.

L'Ordonnance a été publiée au Journal Officiel le 18 juillet 2019 (JORF No. 0165 du 18 juillet 2019) et est entrée en vigueur à compter de cette date. Ses dispositions s'appliqueront aux actions introduites postérieurement à son entrée en vigueur relativement aux contrats également régis par la loi nouvelle (donc conclus à partir de cette date).


Clarifications on civil penalties applicable in the absence of the all-in effective rate or if it is erroneous

Ordinance No. 2019-740 dated 17th July 2019 (the "Ordinance") has clarified the civil penalties applicable in case the all-in effective rate (French taux effectif global) ("TEG") is not mentioned or is erroneous in a facility agreement. The Ordinance was issued on the basis of the authorization granted to the government by act no. 2018-727 dated 10th August 2018 (the "Enabling Act") to amend the provisions of (i) the Consumer Code (French Code de la consommation) and (ii) the Monetary and Financial Code (French Code monétaire et financier) relating to the TEG.

Until now, the absence of, or mistake in, the TEG mention was sanctioned by the forfeiture to the right to interests for the lender, or, as the case may be, by the substitution of the legal interest rate to the conventional interest rate. From now on, the absence of TEG or the mention of an erroneous TEG is sanctioned by the loss of the right to interests in a proportion fixed by the court, in particular with regard to the damage suffered by the borrower.

The judge now has a broader discretionary power and shall in particular have to take into account whether the borrower has suffered a damage as a result of the absence of, or the mention of an erroneous, TEG. It should normally follow that the mention of a higher TEG than the exact TEG, insofar as this error does not harm the borrower (this mention was created to allow the borrower to compare different credit proposals), should not give rise to a sanction. However, the Ordinance implies, by using the terms "in particular", that other criteria than the damage suffered by the Borrower could possibly be taken into account by the judge. It will therefore be necessary to carefully study future case law on this topic.

The Ordinance's provisions apply to facilities granted to consumers, professionals and legal persons. The government has therefore apparently not elected to completely suppress the mandatory reference to the TEG for floating-rate facility agreements granted to companies, as initially contemplated by article 55 of the Enabling Act, and has limited its amendments to a simple clarification and moderation of the applicable civil penalties.

The Ordinance was published in the French Official Journal (Journal Officiel) dated 18th July 2019 (JORF No. 0165) and entered into force as on such date. Its provisions will apply to actions brought after its entry into force in respect of agreements also governed by the new law (i.e. concluded as from that date).

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